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Caine, le Fondateur

Les Réfugiés

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Les Réfugiés

Message par lelevstornade le Mer 20 Nov - 13:53

Coucou tout le monde ! Voici une p'tite histoire (je ne sais pas si je vais m'y tenir...) qui m'inspire, qui m'a inspiré dès la première ligne (eeet oui, mes propres histoires m'inspirent...) et dont je voulais faire découvrir à mon cher forum !

Et pour peu que le soleil ne se lève plus jamais, je regretterais de ne pas avoir accompli  certaines choses...

Chapitre 1

Le temps était affreux. La pluie bavait contre les vitres, et même les oiseaux avaient renoncé à chanter. Tout semblait mort, plat, calme. Trop calme. Ce calme auquel l'homme s'était habitué, depuis ces longs mois enfermés ici. Il ne vit même plus. Il survit. Et plus le temps passe, plus la possibilité qu'un inconnu puisse venir le chercher semblent minces.
"Si 'faut, personne ne viendra jamais..."
Il ne voyait même pas pourquoi quelqu'un viendrait ici. Dans ce coin perdu.
La pluie avait un peu lavé la crasse qui maculait les vitres du donjon. Il risqua un coup d'œil à l'extérieur. Le vide. Le sable. La solitude. Chaque fois qu'il osait rejeter l'isolement de la tour, la culpabilité le tirait en arrière, et il restait assommé contre le mur de pierre, avec seulement quelques vagues de consciences qui se glissaient entre l'océan de perte et de désespoir qui l'engloutissait.
Cette fois, il résista. Ses mains, noires, s'accrochèrent presque désespérément au fin rideau décoloré qui oscillait au gré d'une brise invisible. Il colla son visage ingrat contre la vitre. Ce visage que personne ne regardait, qui restait enfermé ici. Son souffle forma de la buée contre la vitre froide. Alors que dehors, des voyageurs solitaires devaient mourir d'épuisement et de soif.
L'homme observait toujours l'extérieur, l'air hagard et perdu. Son regard se heurtait à des murs invisible, s'attardait sur des détails inexistants.
Six mois. Il y avait largement de quoi devenir dingue. Et pourtant, il avait survécu.
Pourtant, qui pourrait survivre une demi-année enfermé entre quatre murs, sans eau ni nourriture ?

La jeune aventurière se leva d'un coup de son lit de camps, son corps soudain traversé par une décharge d'énergie sortie de nul part.
Elle n'était qu'une jeune femme sans autorité. Elle était sur le terrain depuis seulement quinze jours, et le capitaine la prenait toujours pour une exploratrice de seconde zone. Incapable de survivre en pleine nature. Et elle devait lui obéir. Ne pas prendre des initiatives seule. Toujours avoir son avis.
Alors, sans pouvoir assouvir son envie d'aventure, elle se rassit lourdement sur les couvertures.
C'est alors qu'un oiseau se heurta à sa vitre. Le bruit résonna dans les oreilles sensibles de la jeune femme, qui se leva de nouveau et ouvrit doucement la porte en bambou fragile. Elle passa un œil par l'embrasure de la porte.
Le pauvre animal était allongé, visiblement assommé par terre, les plumes ébouriffés, le bec se teintant sournoisement de rouge. Elle ramassa le tas de plume au creux de ses paumes. Un jeune volatile claire, aux ailes longues et fines.
"Allons mon petit, tiens le coup."
Elle le déposa sur la table qui servait aux observations, dissections et autres choses dans le genre, sur un carré de tissus blanc. L'animal se débattait faiblement, poussant de temps à autres de petits cris aigus.
"Alors Jeanne, le dossier est bouclé ?"
La jeune femme sursauta et se retourna. Elle n'avait pas entendu l'homme grand et sec, qui se révélait être son supérieur entrer.
"Depuis onze heures.
- Parfait. Je le lirais plus tard dans la soirée."
Son regard se posa alors sur l'oiseau crème gisant sur la table.
"Tu viens de le trouver ?
- Oui.
- Alors va le déposer dans le piège."
Jeanne rougis légèrement de colère. Elle assena :
"A quoi ça sert de soigner des animaux si c'est pour juste après les jeter aux bêtes sauvages, dites ?
- Je ne t'ai pas demandé de le soigner.
- Je n'allais pas le laisser agoniser sous ma fenêtre !
- Pourquoi pas ? Ce n'est qu'un animal !"
L'exploratrice ravala sa colère et croisa les bras sur sa poitrine. Elle attrapa l'animal blessé et sortit dignement de la cabane.
Le piège n'était qu'à vingt minutes en voiture du repère des deux aventuriers. En plein milieu d'un champs désert, sec et triste. La savane, comme on l'appelle. Aucune trace d'animal, aujourd'hui. A croire que le petit lac plein d'eau fraiche n'était pas assez bien pour eux.
Jeanne se baissa sur la cage grise, presque invisible dans le désert jaune. La pièce de viande était toujours au fond, bien qu'un peu maltraité par les insectes qui s'étaient faits une joie de leur trouvaille. La jeune femme hésita à déposer l'animal piaillant à l'attente d'une mort imminente, en pleine savane.
Ses mains refusaient de lâcher l'animal. C'était de la barbarie. Et puis, d'un coup, sans trop savoir pourquoi, la terre se mit à tanguer, doucement d'abord, puis aussi violement qu'un tremblement de terre. Son sang battait dans ses oreilles. Elle oscilla dangereusement de droite à gauche. Finit par tomber le nez dans le sable, sans trop s'en apercevoir.
Un rapide instant de lucidité lui permit de savoir que l'oiseau s'était échappé, puis plus rien.
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